Press' 3

Histoire | Press' 3

Catégories

Histoire

Histoire


Militaires blessés, mutilés et réformés

Dans le cadre de leur mission de valorisation du patrimoine troyen, les Archives municipales vous proposent, pour le Centenaire de 14-18, de découvrir des documents originaux. Dans la continuité des textes mis en ligne, en 2014, sur le site Internet de la Ville de Troyes (onglet « Sport/Culture », rubrique « Archives municipales », « Le document du mois »), 2018 clôture ce cycle mémoriel par des articles traitant de la vie quotidienne à Troyes.

Dès le début de la Première Guerre mondiale, le gouvernement exprime sa plus grande volonté de réintégrer au mieux, au sein de la société, ses soldats blessés et mutilés. Cette réhabilitation, essentiellement axée autour du monde du travail, doit leur permettre de retrouver un rang identique ou équivalent à celui qu’ils occupaient avant leur mobilisation.

Dès 1917, les invalides et réformés du département de l’Aube ont la possibilité d’entrer à l’École Champenoise de Rééducation Professionnelle des Blessés de la Guerre, située à la Chapelle-Saint- Luc, qui permet d’apprendre ou de réapprendre les métiers manuels et de l’artisanat.

Cette école est née à l’initiative de la Société Champenoise de Rééducation Professionnelle des Blessés de la Guerre. Cette Société est reconnue « oeuvre de guerre » et bénéficie du soutien de l’État. Elle a pour but d’offrir l’opportunité aux mutilés d’acquérir de nouvelles capacités et de se rééduquer professionnellement afin de redevenir autonomes et ainsi subvenir à leurs besoins ou à ceux de leur famille.

Tous les militaires pensionnés, réformés ou en instance de liquidation de pension ou gratification peuvent être admis. Pris en charge gratuitement, l’école leur reverse même un peu d’argent. Les gains engendrés sont divisés en deux : une partie est remise immédiatement à l’apprenti, le reste est placé sur un livret de Caisse d’Épargne et remis au bénéficiaire à sa sortie de l’école pour lui permettre de s’installer ou de s’outiller.

Des aides supplémentaires sont également apportées aux militaires démunis. À Troyes, des cartes nominatives sont établies pour obtenir des tarifs réduits pour le transport en chemin de fer. Plusieurs associations, ainsi qu’un comité départemental, se forment pour aider les plus nécessiteux.

En 1923, l’État veut d’avantage aider les militaires blessés, mutilés et invalides. Il permet, par la loi du 30 janvier 1923, dite Loi Maginot, de les réintégrer plus facilement dans le monde du travail. Les militaires considérés comme invalides de guerre bénéficient, pendant dix ans, d’un droit de préférence pour l’obtention des emplois réservés de l’État dans les administrations du territoire et des colonies, ainsi que dans le secteur privé du commerce, de l’industrie puis, plus tard, de l’agriculture.

Texte : Anne-Lise Drège

Pour lire l’article dans son intégralité, rendez-vous sur ville-troyes.fr, onglet « Sport et Culture », rubrique « Archives municipales » puis « Le document du mois »

 


Newsletter Restez informé !