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L’alimentation en pain

Dans le cadre de leur mission de valorisation du patrimoine troyen, les Archives municipales vous proposent, pour le Centenaire de 14-18, de découvrir des documents originaux. Dans la continuité des textes mis en ligne, en 2014, sur le site Internet de la Ville de Troyes (onglet « Sport/Culture », rubrique « Archives municipales », « Le document du mois »), 2018 clôture ce cycle mémoriel par des articles traitant de la vie quotidienne à Troyes.

Ce mois-ci, les Archives municipales vous font découvrir l’alimentation en pain et la commune de Dun-sur-Meuse.

La guerre entraîne une diminution constante des matières premières, affectant la production de céréale et par conséquent la fabrication du pain.
Entre 1914 et 1916, les récoltes plutôt satisfaisantes sont exportées pour plus de la moitié en dehors du département, ne laissant que peu de ressources pour satisfaire les besoins de la population civile locale et le quota demandé pour l’armée. En 1916, le Ministre du Ravitaillement, conscient du surplus, redistribue une grande partie de la production auboise aux départements qui sont déficitaires.

Malheureusement, 1917 est marquée par une récolte de blé assez pauvre. Le pain est composé à 2/5 de farine de blé et 3/5 de farine d’orge et de seigle, ce qui est contraire à la loi. Il est de mauvaise qualité et difficile à la consommation. Le maire de Troyes encourage alors la population à rationner le pain pour lui éviter d’en manquer. Afin de suivre les réglementations de l’État, le préfet annonce aux maires du département qu’à compter du 16 avril 1918, la distribution de pain est régie par un système de tickets. Celui-ci est intégré au système mis en place pour la carte individuelle d’alimentation, qui permet le rationnement des denrées en général.

Après la guerre, la mairie de Troyes tente de mettre en place des palliatifs pour éviter les pénuries en se substituant, si besoin, aux boulangers et en fixant le prix du pain.

Dun-sur-Meuse

Dun-sur-Meuse (Meuse) compte 887 habitants. Situé dans la région des combats de la Première Guerre mondiale, ce village est en grande partie détruit et sa population réduite de moitié. L’Union des Grandes Associations Françaises pour l’Essor National encourage alors le parrainage de communes ravagées, afin d’aider à leur réhabilitation. Lors du conflit, la plupart des habitants de Dun-sur-Meuse se réfugient à Troyes. En avril 1919, une délibération municipale annonce l’adoption de la petite commune comme filleule de Troyes, pour lui apporter un soutien moral et financier.

La guerre n’ayant pas épargné Troyes, les moyens financiers de la Ville sont limités. Les concitoyens sont alors mis à contribution lors d’événements de bienfaisance, organisés durant l’été 1919. Le 25 décembre de cette même année, près de 35 000 francs sont collectés afin de reconstruire le village de Dun-sur- Meuse, avec l’installation de l’éclairage. S’ajoutent des dons en nature centralisés par le « bureau des réfugiés », mis en place par la Mairie de Troyes : dons de matériel et mobilier scolaire, vêtements et linges, livres, etc. Ces objets et ceux de l’armée américaine acquis par la Ville de Troyes sont distribués aux 420 habitants de Dun-sur-Meuse.

Texte : Émilie Dewavrin

Pour lire l’article dans son intégralité, rendez-vous sur ville-troyes.fr, onglet « Sport et Culture », rubrique « Archives municipales » puis « Le document du mois »

 


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