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Les aides aux réfugiés

Dans le cadre de leur mission de valorisation du patrimoine troyen, les Archives municipales vous proposent, pour le Centenaire de 14-18, de découvrir des documents originaux. Dans la continuité des textes mis en ligne, en 2014, sur le site Internet de la Ville de Troyes (onglet « Sport/Culture », rubrique « Archives municipales », « Le document du mois »), 2018 clôture ce cycle mémoriel par des articles traitant de la vie quotidienne à Troyes.

Le mouvement de solidarité qui touche les populations civiles à l’arrière du front concerne également les militaires, dont beaucoup de soldats et officiers français retenus captifs en Allemagne.

Dès 1914, trois entités distinctes coexistent pour venir en aide aux prisonniers de guerre. L’Agence Internationale des Prisonniers de Guerre s’organise pour convoyer les colis, les courriers et l’argent destinés aux prisonniers français, afin d’alléger leurs conditions de vie dans les camps. Parallèlement, des sociétés de secours mutuels se constituent spontanément au sein des camps de prisonniers afin de regrouper les ressources et de les redistribuer selon leurs besoins. Enfin, divers comités de secours locaux et départementaux se développent pour porter assistance aux prisonniers originaires de leur région, en proposant l’envoi de vêtements ou de colis alimentaires à moindre frais.

Des règles très strictes sont imposées. Les lettres et cartes postales doivent être brèves et ne contenir aucune indication sur les évènements politiques ou militaires. L’alcool, les denrées périssables et les journaux, même pour l’emballage des paquets, sont prohibés. Les colis ne doivent pas dépasser 5 kg et uniquement le chocolat, le biscuit, le tabac, les cigarettes, les aliments secs, le sucre, le riz, le café, le jambon, les saucisses, les sardines et le pain de seigle recuit sont autorisés.

De manière générale, le ravitaillement devient de plus en plus problématique et le Gouvernement impose des restrictions de plus en plus grandes. Les colis collectifs sont favorisés au détriment des envois individuels. À cela s’ajoutent les difficultés d’acheminement jusqu’aux camps, qui rendent souvent les denrées inexploitables.

Afin de subventionner en partie l’aide aux prisonniers de guerre français, l’État et à plus petite échelle les Comités de Secours, mettent en place de nombreuses journées de bienfaisance destinées à éveiller et pérenniser la solidarité.

À Troyes, le Comité de Secours aux Prisonniers de Guerre est très actif depuis sa création en 1915 et organise régulièrement de nombreuses manifestations de bienfaisance pour récolter des fonds réservés aux prisonniers français originaires de l’Aube, mais aussi remonter le moral de la population, qui subit également beaucoup de restrictions.

Texte : Anne-Lise Drège

Pour lire l’article dans son intégralité, rendez-vous sur ville-troyes.fr, onglet « Sport et Culture », rubrique « Archives municipales » puis « Le document du mois »

 


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