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Des « chasseurs d’images » pour veiller sur la ville | Press' 3

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Des « chasseurs d’images » pour veiller sur la ville

Des « chasseurs d’images » pour veiller sur la ville


Troyes Champagne Métropole (TCM) porte la compétence Sécurité, en collaboration avec la Ville de Troyes et sa police municipale, depuis 2016. Installé au siège de TCM, à Troyes, le Centre de Supervision Urbain (CSU) est opérationnel depuis le 1er janvier 2017. Depuis, 195 personnes ont été interpellées et 40 réquisitions judiciaires effectuées grâce à cette unité. Le budget alloué à ses équipements est de 160 000 €. Visant à protéger les habitants et les biens dans l’espace public, le CSU centralise actuellement tous les dispositifs de vidéoprotection de Troyes, Saint-Parres-aux-Tertres, Saint-André-les-Vergers, Sainte-Savine, et, prochainement, La Rivière-de- Corps, Les Noës-près-Troyes et La Chapelle-Saint-Luc.

Sous haute sécurité

Le CSU est accessible uniquement aux personnes habilitées par le biais d’un contrôle nominatif. Chaque personne qui pénètre dans ses locaux doit y être autorisée par arrêté préfectoral. Trois degrés d’autorisation peuvent être accordés : pour le visionnage, pour l’exploitation des images et pour leur extraction.

5 mètres d'écrans

La salle de visionnage du CSU (environ 60 m2) accueille un mur d’écrans de 5 m de large sur 1,4 m de hauteur, composé de 8 écrans LED de 55 pouces. Ces dalles sont paramétrables indépendamment et connectées chacune à un ordinateur qui en gère l’affichage. Il existe une configuration « jour » et une « nuit » pour pouvoir basculer entre différentes vues, s’adaptant aussi en fonction des événements annuels (fêtes de fin d’année, soirées étudiantes, etc.). Activé en permanence, pour une durée de 10 ans, ce mur peut transmettre jusqu’à 16 perspectives, via la centaine de caméras de vidéo-protection connectée et pilotée depuis le CSU.

Ce message s’autodétruira...

Les images sont stockées sur un disque dur central, dans un local sécurisé, pour une durée légale de 14 jours. Au-delà, elles s’autodétruisent, écrasées par les suivantes (système First In First Out). Si certaines d’entre elles sont utilisées pour une réquisition, elles font l’objet d’une procédure rigoureuse car elles deviennent des pièces à conviction et sont conservées pour une durée indéterminée. Au sein du CSU, tout est réglementé et consigné : les données sont en effet soumises au contrôle de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

À la pointe de la technologie

Deux types de caméras sont installés sur le territoire. La caméra fixe, dite stratégique, permet d’obtenir un plan large, une vue d’ensemble. La caméra « tactique » offre, quant à elle, une qualité de zoom intéressante pour l’exploitation des images et peut pivoter à 360°. La centaine de caméras implantée permet de réaliser un maillage, lequel peut être utilisé pour suivre un véhicule ou un individu. La plupart des équipements sont des caméras Full HD, qui disposent d’une très bonne résolution (les « ancienne génération », dites analogiques, moins performantes, seront remplacées au fil du temps).

24h/24, 7j/7

10 opérateurs (2 équipes de 5) se relaient jour et nuit, 7j/7, devant les écrans du CSU. Formés à la réglementation en vigueur et au traitement d’images, ces femmes et hommes sont issus des forces de police et de la gendarmerie, de la sécurité, etc. Leur mission : traquer les infractions et situations à risque en décelant les signes avant-coureurs. Branchés sur les ondes radio de la police, ils communiquent efficacement. Cet état de vigilance soutenu permet d’accroître la réactivité des forces de l’ordre, lesquelles sont susceptibles d’éviter le méfait en intervenant rapidement. Ces « chasseurs d’images » sont aussi régulièrement en contact avec d’autres services de la Ville de Troyes et de TCM pour signaler des anomalies (voirie, propreté, etc.).

Vie privée protégée

La vie privée est protégée par un masquage dynamique (cache noir ou floutage) sur les écrans, qui apparaissent automatiquement dès qu’une caméra zoome sur un espace privé (une fenêtre par exemple).

À propos de la vidéo-verbalisation

Selon la Sécurité Routière, le nombre de décès liés à la circulation a augmenté en 2016, frappant en particulier les piétons (+ 15 %) et les cyclistes (+ 7 %). Dans ce contexte, le nombre d’infractions susceptibles d’être réprimées par l’intermédiaire de la vidéo-verbalisation a été élargi*. La vidéo-verbalisation sera prochainement appliquée par la Ville de Troyes pour limiter les incivilités des automobilistes exposant les autres usagers de la route à des risques graves.

* Décret n° 2016-1955 du 28 décembre 2016, codifié à l’article R.130-11 du Code de la route.


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