Press' 3

Blaise Matuidi et Djibril Sidibé, champions du monde « Made in Troyes » | Press' 3

Catégories

Blaise Matuidi et Djibril Sidibé, champions du monde « Made in Troyes »


Press’Troyes : Blaise, Djibril, qu’est-ce que cela représente pour vous d’être aujourd’hui célébrés ici par les Troyens, de rencontrer les jeunes du centre de formation de l’Estac, le monde amateur aubois ?
Blaise Matuidi : « C’est une fierté et une grande émotion, et c’est sûrement encore plus fort pour Djibril, car il est né et il a grandi ici. Moi je suis arrivé ici à 15 ans, j’y ai fait mes classes sportives, j’y ai fondé ma famille puisque j’ai rencontré ma femme à Troyes, donc je garde de nombreux souvenirs et je suis très heureux de pouvoir fêter ce titre de champion du monde avec la famille troyenne. C’est une grande joie ! »
Djibril Sidibé : « Pour moi, effectivement, c’est particulier car je suis né ici. Avant tout c’est un honneur de représenter la ville de Troyes. Cette ville représente énormément de choses, j’y ai fait quelques bêtises (rires), je viens du quartier Jules-Guesde où mon père et ma mère m’ont toujours accompagné. J’ai réalisé le rêve de chaque enfant d’être champion du monde. Voir l’engouement derrière notre équipe et aujourd’hui être là à partager cette joie avec le public troyen, c’est une vraie fierté. »

Quand vous étiez au centre de formation de l’ESTAC et quand vous débutiez ici votre carrière professionnelle, vous auriez imaginé un jour vivre ce genre de moments, ce genre d’émotions ?
B. M. : « Bien sûr, on avait des rêves. On a cru en nos rêves, en nos capacités, on a travaillé et fait des sacrifices qui se sont avérés payants. On ne vient pas de quartiers où tout était facile et il a fallu cravacher. On avait cette passion pour le football qui nous a permis d’emprunter le bon chemin, avec en plus l’éducation de nos parents et l’apport de nos éducateurs qui nous ont permis d’être encore meilleurs, notamment dans la vie, car avant d’être des sportifs de haut niveau, on est des hommes. Pour ma part, l’Estac a été très importante pour ma vie future. C’est une fierté de leur rendre aujourd’hui tout ce bonheur. » Cette éducation, ce respect, c’est aussi ce qui a fait le succès de l’équipe de France ?
D. S. : « Oui, car c’est une équipe qui est formée de jeunes et de joueurs expérimentés et il y a eu une alchimie de toutes ces qualités. Il y avait beaucoup de fraternité, beaucoup d’amour entre nous. Du début du rassemblement jusqu’à la finale, on a senti une bande de copains qui s’amusent, beaucoup de détermination, de fierté, des joueurs qui se sont dévoilés leaders… C’était vraiment plaisant à partager toutes ces émotions, ces sentiments, avec le staff technique et les joueurs, même si on n’a pas eu la chance et la possibilité de partager ça avec beaucoup plus de Français dans les stades. Mais le coeur était présent et, aujourd’hui à Troyes, on profite. »

Est-ce que votre vie a réellement changé, depuis le 15 juillet ?
B. M. : « On peut dire que oui. Ce qui me marque le plus, ce sont les personnes les plus âgées, les personnes qui ne suivent pas forcément le foot. Quand on reçoit des remerciements de leur part, on se dit qu’on a permis au peuple français de se rassembler. Que ce soit les jeunes, les moins jeunes, ceux qui aiment le foot ou pas… On était tous Français et notre coeur a battu pour notre maillot, notre pays, notre patrie… C’est ça qui a changé aujourd’hui, et c’est super, génial ! »

Retrouvez plus de photographies de cette journée et l’intégralité de l’interview en vidéo sur troyes.fr


Légende photo : Intérieur du réservoir des Hauts-Clos. Ce dernier alimente la Ville de Troyes en eau. Sa capacité de stockage est de 36 000 m3.

Newsletter Restez informé !