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Sophie Genet-Eyrolles, Commissaire divisionnaire à la Direction Départementale de la Sécurité Publique de l’Aube | Press' 3

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Sophie Genet-Eyrolles, Commissaire divisionnaire à la Direction Départementale de la Sécurité Publique de l’Aube


Press’Troyes : Quels sont les effectifs de la Police Nationale à Troyes ?
Sophie Genet-Eyrolles : « Pour les onze communes* sur lesquelles nous intervenons, nous sommes 275. On compte actuellement deux commissaires, une dizaine d'officiers, 201 personnes pour le corps d’encadrement et d’application, le personnel administratif et scientifique, les adjoints de sécurité… Et depuis 2008, nous sommes en charge du renseignement territorial sur tout le département de l’Aube. Trois gendarmes travaillent avec 12 fonctionnaires de police pour tout ce qui est intelligence économique, prévention de la radicalisation, faits de société… »

En quoi consistent vos missions quotidiennes ?
S. G.-E. : « Nous sommes en charge de la sécurité des personnes et des biens (prévention, répression), du maintien de l’ordre lors de certains évènements comme des manifestations, des violences urbaines. Nous intervenons aussi pour la sécurité sur des évènements spécifiques comme des visites ministérielles, des matchs de football. Nous faisons également un gros travail de prévention auprès des établissements scolaires, des bailleurs sociaux, des mairies, des entreprises… Et nous travaillons auprès de la Police Municipale sur des opérations comme Tranquillité Vacances (surveillance de domiciles). »

Justement, en quoi la Police Nationale est-elle complémentaire de la Police Municipale de Troyes ? Comment cela se matérialise-t-il au quotidien ?
S. G.-E. : « L’entente entre nos deux polices est excellente. Nous avons des échanges quotidiens sur le terrain et nous organisons des réunions mensuelles entre la Ville de Troyes et la Préfecture (élus, directeurs de cabinet, responsables des polices nationale et municipale) pour faire le bilan du mois passé, prévoir les évènements à venir, aborder les différentes problématiques rencontrées. Sur le terrain, on le constate par exemple au travers de notre Centre d’Information et de Commandement, où nous recevons tous les appels du « 17 ». Nous y sommes en lien direct avec le Centre de Supervision Urbain qui nous fait un déport d’images. En cas de vol, par exemple, nous envoyons des effectifs sur place et nous contactons le CSU pour qu’il nous aide grâce aux images enregistrées (jusqu’à 14 jours). Et la Police Municipale peut venir en renfort le cas échéant, comme pour sécuriser un site sur lequel nous sommes en intervention. De même, si la Police Municipale constate un tapage nocturne, nous pouvons venir les soutenir. Le 31 décembre, par exemple, nos deux polices ont travaillé de concert. Enfin, les policiers municipaux utilisent notre stand de tir pour leur formation continue. »

* Troyes, La Chapelle Saint-Luc, Les Noës-Près-Troyes, Pont-Sainte-Marie, Saint-André-les-Vergers, Saint-Julien-les-Villas, Saint-Parres-aux-Tertres, Sainte-Savine, Bréviandes, Rosières et La Rivière-de-Corps


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