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Troyes rend hommage à Robert Galley | Press' 3

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Troyes rend hommage à Robert Galley

Troyes rend hommage à Robert Galley


Né en 1921 et mort à Troyes en 2012, Robert Galley était un homme politique à la stature nationale qui s’est toujours investi au niveau local. Le 19 janvier, une sculpture a été érigée en sa mémoire, place de la Libération. Retour sur le parcours d’un homme qui s’est mis, toute sa vie, au service des autres.

Au service de la France

Engagé dès 1940, à l’âge de 19 ans, Robert Galley refuse la défaite de la France lors de la Seconde Guerre mondiale. Réussissant à rallier Londres, il rejoint les Forces Françaises Libres puis part en Afrique et au Moyen-Orient. Robert Galley débarque à Utah Beach en 1944. Il est à Paris le 25 août lorsqu’il apprend la Libération de Troyes. Compagnon de la Libération par décret du 24 mars 1945, il est fait Grand Officier de la Légion d'Honneur et est cité quatre fois pour la Croix de guerre 39/45. Il reçoit également la médaille coloniale.
Après la guerre, il reprend ses études avant de rejoindre le Commissariat à l’Énergie Atomique. Reconnu comme un grand scientifique, il est à l’origine du Plan Calcul* et demeure l’un des artisans de l’indépendance énergétique de la France. En 1968, il devient député de l’Aube. La même année, il est nommé ministre de l’Équipement et du Logement, puis ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Recherche scientifique et des questions atomiques et spatiales. L’année suivante, il devient ministre des Postes et Télécommunications. Il conserve ce poste pendant trois ans. Il est ensuite ministre des Transports (1972-1973), ministre des Armées (1973-1974), ministre de l’Équipement (1974-1976) et ministre de la Coopération (1976- 1978). Élu sénateur de l’Aube en 1980, il est de nouveau nommé ministre de la Coopération et de la Défense (1980-1981). Pendant 14 ans, Robert Galley a ainsi servi l’État sous l’autorité de trois présidents de la République : le Général de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing.
Constamment réélu député depuis 1968, il renonce à chaque fois à ses mandats parlementaires en raison de sa longue carrière ministérielle. Ce n’est qu’à partir de 1981 qu’il siège au Palais Bourbon, jusqu’en 2002. Il demeure l’homme politique français détenant la plus longue longévité ministérielle de la Ve République.

Au service de sa ville

En parallèle de sa carrière politique nationale, Robert Galley reste fidèle à la ville de Troyes. Élu maire en 1972, il le demeure jusqu’en 1995. C’est lui qui est à l’origine de la piétonisation d'une partie du centre-ville et du lancement de la restauration du patrimoine bâti. Parmi les grands projets urbanistiques qu’il a impulsés, on peut citer la création des complexes sportifs Henri-Terré et de Foicy, l’aménagement de l’Espace Argence, des secteurs des Halles et de Saint-Remy, de la zone des Écrevolles, la construction de parkings souterrains, etc. Côté culture, Robert Galley a créé le musée d’Art moderne à la suite de la donation des Lévy. Le Centre universitaire de Troyes et l’Institut universitaire européen Rachi sont nés lors de son dernier mandat.

* Lancé en 1966 par le Général de Gaulle et le gouvernement Pompidou, le « Plan Calcul » a pour objectif de doter la France d’un grand programme informatique afin que les entreprises françaises soient capables de construire des ordinateurs pour pouvoir affronter la concurrence.  

Robert Galley a été Compagnon de la Libération, ministre pendant 14 ans sous l’autorité de trois Présidents de la République (le Général de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing), parlementaire de 1968 à 2002 et maire de Troyes de 1972 à 1995.

 


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