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À l' West, du nouveau | Press' 3

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À l' West, du nouveau

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Clément Vallin et Habib Farroukh sont bassiste et chanteur-guitariste-parolier du groupe Bab El West.

Press’Troyes : Douar, le nom de votre premier album, signifie ‘village’ en berbère et ‘terre’ en breton. Avez-vous découvert un nouveau monde, un nouveau refuge en composant cet opus ?
Habib Farroukh : « En vieux berbère, douar veut dire ‘petit hameau‘ et, effectivement, en breton, cela signifie ‘terre’. Beaucoup de villages commencent par douar en Bretagne, ce nom s’est quasiment imposé de lui-même ! Avec mes collègues bretons (ndlr : le bassiste Clément Vallin et le batteur Marc Dupont), on a découvert un nouveau monde ou, plutôt, on tend à en créer un… pas forcément un monde idéal mais on souhaite que Douar soit une invitation au vivreensemble. »
Clément Vallin : « Marc et moi sommes deux Bretons de Perros-Guirec. Habib, que nous avons rencontré à Paris, est marocain, Nidhal (Jaoua) tunisien et Hamza (Bencherif) algérien. Au début de notre aventure, en 2012-2013, nous avons beaucoup joué en Bretagne. Bab El West signifie d’ailleurs ‘Porte de l’Ouest’. Avec nos influences variées, nous restons un groupe très breton ! »

Dans quelle mesure cet album reflète-t-il la diversité de vos influences et inspirations ?
H. F. : « Douar mêle vraiment les influences de chacun, nos écoles et parcours respectifs. On se rejoint sur les thèmes que nous abordons dans nos chansons, communs à tous et fédérateurs. Cet album parle de tout ce qui donne la vie : la terre, la femme, la nature… La nature tient vraiment une place importante dans notre travail. »
C. V. : « On joue souvent dans la nature, c’est vrai, et dans des lieux insolites : église, bateau, perchés sur un rocher sur la Côte de Granit Rose… Dans la nature, on entend la vie, tout simplement. »
H. F. : « Nous utilisons aussi beaucoup d’images pour évoquer les souvenirs, les gens ou des traditions qu’on a perdus et qui nous manquent. L’écriture de nos textes va dans ce sens, la mémoire, la transmission et les souvenirs nous stimulent. Nous sommes une bande de trentenaires assez nostalgiques. »

Vous avez mis 5 ans avant de sortir votre premier album, quel a été son cheminement ?
C. V. : « Ça a mis du temps, oui, mais on n’a pas voulu foncer et ouvrir toutes les portes immédiatement. On voulait quelque chose de sérieux, un groupe qui dure. On s’est donné le temps de trouver notre son, de le peaufiner, et on a beaucoup tourné avant ce premier bébé. »
H. F. : « On prépare le terrain pour un petit frère ou une petite soeur mais la patience est notre essence ! »

Vous avez joué plusieurs fois à Troyes et le Troyen Anthony Honnet est claviériste sur Douar. Quels rapports entretenez-vous avec cette ville ?
C. V. : « Troyes s’avère une ville historique dans notre parcours professionnel et personnel. Cela fait 10 ans que je suis ami avec Anthony et il vient souvent en renfort piano pour nos concerts. Troyes a vu grandir notre groupe et lui a permis d’être ce qu’il est aujourd’hui, notamment grâce à la Maison du Boulanger qui nous a donné la chance de venir jouer plusieurs fois. »
H. F. : « Troyes est une sorte de clé dans l’aventure de Bab El West… Il y a la proximité avec Paris, mais c’est avant tout un coin de sérénité et de partage pour nous. On a des liens forts avec Troyes, son esprit et nos amis troyens bien sûr, comme Anthony Honnet, Alexis Arnaud (ndlr : alias Fester, voir page précédente), Patricia Quintana, Lucie Baron… »

Infos et réservations :
Maison du Boulanger,
42, rue Paillot-de-Montabert
03 25 40 15 55
Programme détaillé :
maisonduboulanger.com


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